SD-WAN Summit 2017 : Ce qu’il faut retenir

Published by Anne ANDRIANARIMANANA on

SD-WAN Summit 2017 : Ce qu'il faut retenir

Le SD-WAN Summit a eu lieu à Paris durant 3 jours.

L’objectif de cet événement était de partager avec des cabinets de conseil, des journalistes/blogueurs spécialisés, des constructeurs et bien entendu d’apporter une vue globale du marché du SD-WAN.

Ce type d’événement permet de se mettre à jour sur les tendances et l’évolution des solutions mais également de découvrir les nouveaux acteurs du marché et rester en contact avec nos partenaires.

Une opportunité que nous avons saisi en participant au SD-WAN Summit.

3 principaux courants ont été identifiés durant le sommet : le marché, les pure players et les NFVs.

Afin de définir la bonne solution à installer, une étude est nécessaire. 

En ce sens, le client doit être en mesure d’exprimer ce dont il a besoin, les fonctionnalités nécessaires et celles qui ne le sont pas.

Les constructeurs sont spécialisés et ne peuvent gérer 100% des besoins. Un choix doit être fait.

Market View

Le marché sait désormais à quoi s’attendre avec le SD-WAN. Tout le monde s’accorde à dire que l’effet “whaouh” est derrière et que le marché est entré dans une phase de déploiement.

Ce phénomène est basé sur plusieurs tendances :

Premièrement, les ingénieurs sont davantage formés techniquement sur la manière de configurer du High et Low level design.

Deuxièmement, les entreprises sont dans une période de test. Les POCs sont partout et nous savons désormais de quoi sont faites les solutions, avec leurs promesses et les réalités terrains.

Enfin, les parts de marché comprennent désormais 10% d’early adopters avec des solutions en production, 70% en apprentissage et 20% en découverte du métier et du marché.

Le SD-WAN a beau être en phase de développement, les vendeurs sont prêts et l’offre se renforce.

Il y a une alerte cependant. Aujourd’hui, nous voyons de nouveaux fournisseurs chaque mois.

Dans un futur proche, le marché va se consolider, ce qui est déjà le cas avec Cisco et Viptella et très récemment avec le rachat de Velocloud par VMware. Qui sera le prochain ?

Une question demeure : que se passe-t-il si je choisis une solution aujourd’hui et qu’elle devient obsolète dans quelques années ? Sera-t-elle pris en charge ?

Pure Players

Overlay. C’est le mot que nous entendrons à chaque coin de rue.

Il s’agit d’un tunnel entre un site distant et un site central (datacenter ou cloud).

La chose à comprendre dans l’overlay, c’est que cela correspond à la taille de l’en-tête du paquet qui sera amené à grandir.

Si les en-têtes augmentent, le payload diminuera et les chances de fragmentation augmenteront. L’effet secondaire est une performance inférieure, à l’opposé de ce que le SD-WAN est censé faire !

Certaines solutions rajoutent jusqu’à deux ou trois nouveaux en-têtes. Il faut rester vigilant.

Datacenter ou Cloud : la conception de Datacenter signifie que nous gérons l’overlay de bout en bout. Il fournit une visibilité et une agilité complète.

A l’opposé, la conception du Cloud (comme Aryaka) permet une localisation géographique. Il s’agit d’un « Cloud MPLS » basé sur Internet et intégralement géré par le partenaire.

Les pure players sont divisés en deux catégories. Nous pouvons y voir les acteurs initiaux et les anciens acteurs du Wan Optimization qui arrivent sur le marché du SDWAN.

  • Dans la première catégorie, nous trouvons Aryaka, Velocloud, Silverpeak, Viptella, … Tous offrent une solution d’overlay. Chacun d’entre eux gère le réseau à sa manière.
    Certains peuvent gérer des lignes MPLS et DSL, d’autres uniquement des lignes DSL tandis que d’autres peuvent autoriser un split tunneling dans le MPLS. Tous ces points ont besoin d’attention particulière en fonction de ses besoins.
  • Dans la seconde catégorie, nous trouvons des vendeurs historiques essayant d’avoir une part de marché dans le SDWAN tels que Riverbed, Ipanema InfoVista, Citrix Netscaler, …
    Ces derniers sont spécialisés dans l’applicatif et performance WAN/Optimisation. Ils arrivent aujourd’hui sur le SDWAN avec l’angle d’optimisation et un routage / overlay de base. Il est important de garder un œil sur eux car ils sont nouveaux et se développent rapidement.
    Riverbed se démarque néanmoins avec leur solution SteelConnect qui n’est pas uniquement du SDWAN mais également SDN puisqu’ils viennent avec des switchs et du WiFi … Tel qu’un Cisco Meraki.

NFVs

Les NFVs font désormais partie du SD-WAN.

Pourquoi ? Car il est mis en avant par les fournisseurs de réseaux classiques (Huawei, Cisco, Nokia…) ainsi que les opérateurs. Il y a un nouveau marché ouvert pour les NFVs.

A l’heure où la réduction des coûts et les augmentations de bande passante sont devenues prioritaires, les opérateurs essaient de trouver un moyen d’augmenter leurs revenus et une reprise de croissance.

Les NFVs permettent cela en vendant une boîte avec de nombreux services et serveurs ainsi que des services managés.

En plus d’être une solution virtualisée, les NFVs représentent toute une infrastructure.

Où est le SD-WAN dans ces solutions ? Il peut s’agir d’une machine virtuelle hébergée, d’un pure player, d’un fournisseur de réseau, d’une optimisation WAN… D’une certaine façon, ce n’est pas totalement du SD-WAN.

Si les opérateurs tentent de surfer sur ce nouveau terme marketing, nous parlons, au final, d’une solution virtualisée standard.

La définition historique du SD-WAN perd de son sens.

Nicolas GREHIER

Directeur Technique
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